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passage dans le FRANCE 3 BOURGOGNE

23 déc. 2015

article du journal du centre

9 déc. 2015
À Corbigny, Christophe et Nathalie Harand, artisans bouchers, vont vendre une part de leur viande sur internet à la demande de leurs clients résidant l’été dans le secteur. Une idée pour doper leur commerce l’hiver.
Les morceaux de viande qui font sa réputation auprès des habitants de Corbigny se vendent depuis lundi dans toute la France. Dont le bœuf qu’il élève à Marigny-sur-Yonne. Christophe Harand, boucher à Corbigny, vient d’ouvrir un site internet pour vendre ses produits. Un projet dont se chargera sa femme, Nathalie. « C’était une demande de notre clientèle en résidence secondaire à Corbigny à la belle saison et qui veut avoir notre viande toute l’année », précise-­t-­elle. Une clientèle fidèle, selon Christophe Harand. 

En Bourgogne, il y avait déjà de la livraison de viande en caissettes par les éleveurs eux-mêmes. Les Harand innovent en proposant une vente au détail, avec des produits livrés à domicile ou au bureau. Dans toute la France. « Les gens commanderont sur le site jusqu’au mercredi soir, pour une livraison par colis réfrigéré le vendredi. S’ils sont absents, une nouvelle livraison leur sera proposée le lendemain », détaille Nathalie Harand, qui a quitté les assurances pour travailler avec son mari. 

« Se développer en restant dans la qualité » 

La vente en ligne permettra à la boucherie de combler le vide de l’hiver. « Novembre et janvier sont très calmes », estime l’artisan. « Le but est de se développer en restant dans la qualité. On ne veut pas se transformer en usine à viande : s’il y a cinq côtes de bœuf et que nous les avons vendues, nous n’allons pas en acheter à un fournisseur », prévient Nathalie Harand. D’autant que Christophe Harand est déjà engraisseur et fait les marchés deux fois par semaine. 
ARTICLE DE JENNY PIERRE JOURNAL DU CENTRE DU 09.12.2015


La viande de la boucherie est réputée pour sa qualité. Les artisans ne veulent pas y renoncer. Christophe Harand choisit les veaux, agneaux et porcs sur pied, chez des producteurs locaux. Ses volailles viennent de l’Yonne, à 40 km. Le bœuf, directement de chez lui. Il ne compte pas changer de méthode. « On se lance. On verra bien. S’il le faut, on embauchera. » 

Qu’en pensent les parents de Christophe Harand, qui tenaient la boucherie avant lui ? « Mon père est quelqu’un qui n’a jamais eu peur et qui est toujours pour faire plus, donc il est heureux de cette démarche. Peut-­être que les métiers comme les nôtres, dans l’artisanat, ne sont pas en avance sur la vente en ligne. Aujourd’hui, tout le monde est sur internet. Nous sommes présents sur les ré­seaux sociaux et nous avons déjà vendu grâce à cela », assure le boucher. L’entreprise familiale n’attend plus que le feu vert de son avocat pour lancer le site.